Hausse des tarifs de la CTS 2/2

pourcentageIntervention lors du Conseil de CUS du 3 mai 2013
Point N°26 : Revalorisation des tarifs de la CTS (second tour)

 

Monsieur le Président,
Chers collègues,

Tout d'abord je tiens à souligner que je partage une grande partie de l'analyse de notre collègue Alain Jund notamment sur la question de la hausse de la TVA programmée pour 2014. Je rejoins également la proposition de notre collègue Eric Amiet, maire de Wolfisheim, de geler les tarifs en cette période de crise.
Sur vous réponses, j’entends bien vos arguments. En temps normal, je pourrais presque les partager.

Sauf qu’aujourd’hui, nos concitoyens traversent une crise sans précédent.
Leur pouvoir d’achat a baissé. Sensiblement diminué. C’est l’élément phare que nous devons prendre en compte dans chacune de nos décisions en conseil.

Je ne veux pas revenir sur les méthodes de calcul de Roland Ries. Il a une approche comptable qui ne prend pas en compte cette réalité.
La question n’est pas non plus de comparer deux mandatures mais de déterminer la politique des transports d’aujourd’hui. Pour autant, et je n’ai pas peur de le dire même si cela risque une nouvelle fois de ne pas plaire, tout n’a pas été parfait lors de la précédente mandature notamment sur la question de la tarification à un bémol près, le contexte économique n’était pas du tout le même qu’aujourd’hui ! Est-ce une erreur de reconnaitre qu’on s’est trompé ? Est-ce une erreur de dire qu’on aurait pu faire mieux ? Est-ce une erreur que de prendre en compte les évolutions conjoncturelles ? Personnellement, je pense que non.

Vous évoquez les hausses des dépenses de fonctionnement qu’il faut absorber. Elles vont encore progresser avec le prolongement du réseau tramway.
C’est un paramètre qui n’est malheureusement pas pris en compte lorsque nous investissons dans des créations de ligne. Nous n’intégrons pas à sa juste valeur les dépenses de fonctionnement supplémentaire que la CTS aura à exploiter. A combien se monteront ces nouvelles dépenses avec les extensions programmées vers Kehl ou Illkirch ?

D’ailleurs, à l’approche des campagnes électorales comme l’évoquait Roland Ries, les projets fleurissent. Souvent leur coût n’est pas avancé et jamais le coût de fonctionnement que ces projets susciteront n’est pris en compte.
Je me répète, au regard du contexte, il nous faut avoir collectivement une autre approche des choses.
Nous devons mener une véritable réflexion sur la politique des déplacements que nous voulons mettre en place dans la CUS en intégrant les transports en commun, leur attractivité économique, la voiture, le stationnement, le trafic routier, le train mais aussi l’avion. Le tout en prenant en compte de nos capacités financière réelles.

Continuer à augmenter mécaniquement les tarifs de la CTS, année après année, ne constitue pas pour moi une politique !
Voilà pourquoi je voterai une nouvelle fois contre ces augmentations.

3 commentaires à propos de “Hausse des tarifs de la CTS 2/2”

  1. Mais les fées riessiennes ne se sont jamais penchées sur le berceau de la Robertsau. Trop de travail, trop dur… Au final, ce quartier n’est pas un objectif électoral pour le PS. Tout au plus faut-il assurer une petite présence et de la gestion à la petite semaine.

  2. La réponse de la garde rapprochée de Ries et Bigot, ne s’est pas fait attendre. Outre le directeur de la CTS qui parle de « guerre de religions », considérant le poids de « lobbies qui ont intérêt à ce qu’on ne fasse que du ferroviaire », Jean-Philippe Lally estime que le coût sera moindre, que la technologie sur pneus est maîtrisée par la CTS et que le circuit autour des Halles sera somme toute sans aucune difficulté technique. C’est ensuite Philippe Bies, l’adjoint au logement, qui est allé au front sur le dossier, en sortant les expertises de la collectivité sur le gabarit du tram sur pneus, qui « induit des économies d’investissement de l’ordre de 30 % par rapport au tram sur fer et il n’est pas plus cher en exploitation. À titre d’exemple, le coût d’une rame de tram sur fer identique aux derniers matériels mis en service sur le réseau de Strasbourg est de 3,5 millions d’euros contre 2,4 millions euros pour un tram sur pneus ».

  3. L’extension du tram vers la mairie d’Illkirch et la salle des fêtes est incensée. TTK proposait un tracé qui desservait 10 000 habitants, mais Jacques Bigot a choisi le tracé qui ne dessert que 5 000 habitants et quelques. Avec son tracé, Bigot laisse aussi de côté les classes populaires de sa commune et de nombreux jeunes de toutes classes sociales.

    Les impôts des habitants de la CUS vont donc servir à payer une extension qui sera coûteuse et dont la fréquentation sera faible. Et la CTS augmente ses tarifs pour contrebalancer les coûts d’exploitation de cette extension et de la future ligne de tram sur pneus vers Vendenheim.

    Il vaudrait mieux suivre les recommandations de TTK et prolonger la ligne A vers le sud, par exemple vers Alcatel ou vers la rue des Roseaux et la rue de l’Orme. Au moins, cette extension serait vraiment utile.

    Mais les dirigeants de la CUS n’écoutent pas les experts. Nos impôts servent à payer des études de faisabilité qui ne sont pas prises en compte.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

*