Casser le thermomètre ne guérit pas de la fièvre !

100_0511Alors que depuis le début de son mandat Roland RIES nous explique que les questions de sécurité publique ne relèvent pas de sa compétence mais de celle de l’Etat, une fois n’est pas coutume la ville de Strasbourg a voulu communiquer sur ces questions avant même la préfecture.

Malgré cette communication municipale, nous sommes loin, très loin de la nécessaire transparence. En réalité, aucun chiffre n’a été communiqué pour Strasbourg mais uniquement une appréciation générale de baisse rapidement tempérée par cette précision « le nombre de véhicules détruits par propagation ou de tentatives d'incendies a augmenté ».

Bref, Roland RIES ne sait rien ou ne veut rien dire et tenait à le faire savoir.

Cette manière de procéder ne me convient pas. Elle constitue une marque de mépris envers les strasbourgeoises et les strasbourgeois victimes de ces agissements qui pourrissent leur quotidien non pas sur une nuit ou une période de fêtes mais tout au long l’année !

La municipalité souhaite manifestement les endormir avec cette communication.

Depuis 2001, quel que soit le gouvernement en place, j’ai toujours défendu la transparence en matière de délinquance, en particulier pour le nombre de voitures incendiées à Strasbourg.
Plus que jamais, j’estime que casser le thermomètre n’a jamais fait baisser la fièvre.
Entre 2001 et 2008, la transparence qui se pratiquait n’avait pourtant jamais nui à la baisse générale de la délinquance.
Nos concitoyens en ont besoin pour juger des résultats de l’action publique et des moyens mis en œuvre.
Ces chiffres constituent aussi une reconnaissance du travail de forces de l’ordre, durement mises à contribution en 2013, des pompiers, des secours mais aussi des associations qui se mobilisent durant cette période.
Il est d’ailleurs tout de même étrange de ne pas communiquer le moindre chiffre alors que nous assistons à une autosatisfaction de la municipalité sur la baisse des violences urbaines.
Si les exactions ont effectivement baissé durant les fêtes, Roland RIES devrait nous communiquer le bilan et s’en réjouir 

Au lieu de cela, comme à son habitude, il préfère avancer masqué. Aucune communication des chiffres, interdiction aux services compétents de communiquer et même éparpillement, sur plusieurs sites de stockage, des voitures incendiées pour rendre impossible une comptabilité précise.

Cette manière d’aborder les questions de sécurité publique, si sensibles à Strasbourg depuis 20 ans, ne me convient décidément pas.

Par respect pour les victimes, la transparence est indispensable.

Par respect pour les victimes, la difficile lutte contre la délinquance ne doit souffrir d’aucun relâchement et demeurer une véritable priorité.

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