Retrouvez mon intervention lors de la réunion publique du 24/05/2016

13307358_10209700325370062_3499710513976317850_nMesdames, Messieurs,
Chers amis,

Ce soir, au moment où je m'exprime devant vous, je mesure le chemin parcouru.  Je me souviens du moment où j'ai rejoint le " Rassemblement Pour la République" alors présidé par Philippe Seguin. Cet homme d'Etat manque cruellement à notre famille politique. Il manque encore plus au débat public.
J'adhérais à son discours, à sa vision politique, à sa manière de porter la parole publique, à sa façon de ne jamais transiger avec ses valeurs.
Comme le général de Gaulle, il défendait une certaine idée de la France.
Ce sont ces valeurs gaullistes qui m'habitent depuis toujours. Celles qui visent à défendre l'intérêt général par delà les clivages et les postures.

Depuis que j'ai la chance d'être élu municipal, je me suis toujours attaché à rester fidèle à cette manière de faire, à ne pas tomber dans le clientélisme qui mine la parole publique.

Ce soir, vous êtes venu écouter – peut-être même soutenir – un candidat aux élections législatives. Je vous remercie d'avoir pris de votre temps pour nous consacrer une partie de votre soirée.

Je remercie également mes amis Laurent Furst, Frédéric Bierry, Fabienne Keller, Jean-Philippe Maurer et Frédéric Le Jehan qui sont venus nous exprimer leur soutien. Je salue également la présence des représentants de Laurent Py, qui a fait une très belle campagne ainsi que ceux du Modem.
Unis, Gaullistes et centristes ont souvent fait de grandes choses pour le Pays !

Dimanche dernier, les strasbourgeoises et les strasbourgeois ont fait le choix de nous qualifier avec Maritchu, pour le second tour de cette élection législative.
Cette élection, cette campagne, je savais parfaitement qu'elles seraient difficiles.
J'ai suffisamment d'expérience et de recul pour mesurer les difficultés qui se présentent à moi.

Contrairement à beaucoup, je n'ai pas oublié le coup de semonce qui s'était abattu le 6 décembre dernier lors du premier tour des élections régionales.
Ce jour là, la participation n'avait déjà pas été extraordinaire malgré une couverture médiatique très dense.
Ce jour là avait surtout vu le candidat du front national arriver en tête de ce scrutin avec plus de 11 points d'avance sur le candidat de la droite et du centre rassemblés.
Ce vote, après les élections européennes et départementales, marquait encore un peu plus l'exaspération de nos concitoyens voire la défiance face à la classe politique dans son ensemble.

Au soir du premier tour, je me souviens parfaitement des réactions voire des craintes qui s'exprimaient.
Et pourtant, de mon coté, j'étais confiant en l'issue de ce second tour car je sais pertinemment que nos compatriotes sont des personnes tout à fait raisonnables qui ne demandent qu'à être entendus et compris.. 

Eh bien mes chers amis, pour cette élection législative partielle, ma confiance est identique.
Si je me suis engagé dès le départ dans cette campagne, c'est parce que je veux offrir une véritable alternative au candidat socialiste.
Si j'ai pris deux mois de congés – car contrairement à ce qui a pu entendre ici ou là, je suis loin d'être un professionnel de la politique – c'est parce que je veux aller à la rencontre des électeurs, convaincre, débattre.
De débat, il n'y en aura malheureusement pas, mon adversaire socialiste refusant depuis le début de cette campagne de se soumettre à la contradiction.
J'aurais pourtant souhaité connaitre sa position sur la politique menée par le gouvernement.
Les Strasbourgeois ont le droit de savoir comment il se serait comporté à l'assemblée nationale, comment auraient été orientés ses votes.
En même temps, il n'y a pas beaucoup de doutes possibles. Il se serait comporté comme son collègue Philippe Bies en entérinant toute la politique gouvernementale jusqu'à la disparition de la région Alsace.

J'aurais aussi voulu qu'il nous explique son positionnement sur le cumul des mandats lui qui est Adjoint au Maire de Strasbourg en charge de trois quartiers et d'une thématique, Conseiller eurométropolitain, Conseiller départemental, Député suppléant, le tout en demeurant attaché parlementaire.
Pour ma part, sur cette question du cumul, il n'y a aucune ambigüité possible. Ma position est connue et déjà ancienne.
Les élus ne sont pas des surhommes qui disposeraient du don d'ubiquité.
Un mandat de parlementaire me semble totalement incompatible avec des fonctions dans un exécutif local de plus de 20 000 habitants c'est à dire Maire, Adjoint au Maire, Président ou Vice-Président d'une métropole. Il en va de même avec les mandats de conseiller départemental ou régional. par contre, je reconnais que pour les  petites communes, mon opinion n'est pas tranchée. 
Je défends pour ma part l'idée qu'un député de Strasbourg  doit, avant tout, voter la loi et contrôler l'action du gouvernement. Pour garder un pied au niveau local – pour ceux qui le souhaitent – un mandat de conseiller municipal de base est largement suffisant. C'est d'ailleurs ce qu'à choisi de faire André Schneider dès 2008 en se consacrant exclusivement à son mandat.

Durant cette campagne, avec Maricthu, nous avons voulu porter des idées, des valeurs, une manière de faire de la politique sans rentrer dans le clientélisme.
Nous avons souhaité rencontrer les responsables associatifs sans pour autant pratiquer des promesses démagogiques, sans distribuer une cagnotte parlementaire déjà vide.
Nous sommes allés à la rencontre des électeurs non pas pour leur dire ce qu'ils ont envie d'entendre mais ce qu'il nous semble nécessaire de faire pour le Pays.
Nous avons fait le choix de porter la voix de l'opposition républicaine celle de la droite et du centre rassemblés qui ne m'accommodent pas d'un Etat dont la puissance s'affaiblit chaque jour.
Où est l'Etat quand on laisse des groupuscules attaquer, au vu et au su de tous, nos forces de l'ordre ?
Nos policiers, nos gendarmes méritent le respect. Ils ont démontré leur nécessité et leur courage lors des attaques de janvier et novembre 2015. Là encore je trouve que la mémoire de certains très courte comme si, pour eux, la menace de ces fanatiques avait totalement disparu. Les évènements de Bruxelles sont là pour leur rappeler que NON !

Je pense aussi à notre armée qui est fortement mise à contribution dans les opérations extérieures mais également sur le territoire national dans le cadre du plan Vigipirate.
Ce sont leur vie que ces hommes et ces femmes mettent en jeu pour préserver notre société, notre manière de vivre et notre démocratie. Elle n'est certes pas parfaite mais son fonctionnement est tout de même plus ouvert que dans beaucoup d'autres pays.
Encore faudrait-il que la parole publique soit réaliste car contrairement à ce qu'affirme François Hollande, la France ne va pas mieux.

Elle s'enlise dans la crise, alors que nos voisins européens, eux, s'en sortent.
L'insécurité grandit et l'impunité est devenue la règle. Les inégalités se creusent et le chômage n'épargne plus aucune de nos familles. Nous connaissons tous autour de nous quelqu'un qui est confronté à cette situation !
Le pouvoir d'achat des français diminue. les impôts nationaux comme locaux flambent. Notre système éducatif peine à remplir ses missions essentielles et à offrir à nos jeunes de réelles perspectives d'avenir.

Au lieu s'attaquer réellement et efficacement aux problèmes que rencontrent nos concitoyens, François Hollande a préféré diviser les françaises et les français sur des sujets de société.
Quand notre pays traverse une telle crise, quand l'Europe entière voit progresser les extrémiste comme ce dimanche en Autriche, on ne clive pas le débat comme le fait Français Hollande depuis 2012 notamment sur la question du mariage pour tous, sur la question du droit de votes des résidents étrangers – une promesse qui remonte déjà à 1981… – ou sur la question de la réforme territoriale.
Durant de telles périodes, il faut rassembler, pacifier le débat et en aucun cas essayer de dresser nos concitoyens les uns contre les autres comme cela fut le cas et comme certains tentent encore de le faire lors de cette élections législative.

Mes chers amis, la France a besoin d'un sursaut. Elle a besoin de se rassembler autour d'objectifs clairs pour se donner les moyens d'une nouvelle espérance.
C'est ce que je vous propose en votant pour moi et Marichu.

Dimanche : dites "NON" à François Hollande, dites "NON" à la politique de son gouvernement et, ensemble, préparons l'avenir. 

J'appelle tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de la droite, du centre et des indépendants à se rassembler autour de moi. Chaque voix comptera. Aucune ne devra manquer.

Dimanche, ne vous laissez pas voler l'élection ! Faites entendre votre voix ! Faites gagner vos idées !
Pour Strasbourg. Pour l'Alsace. Et pour la France.

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